Une fois l’éblouissement passé, l’hébétude en cours de digestion, je t’ai aperçu.. J’étais interloquée, désorientée.. néanmoins, c’était comme une suite logique au: “je rêve, je vais me réveiller” Mais le cauchemar s’étalait là. En décidant d’avancer vers toi, je me suis rendue compte que mon pied gauche brûlait plus que le droit: Je n’avais plus qu’une chaussure. -“On est où ici? j’ai eu si peur d’être seule, que s’est il passé?” - “A quelle question dois-je répondre en premier?” - Je restais bouche ouverte, et toi, pendant ce temps, tu rassemblais tes affaires, comme on inventorie un kit de survie. - “Nous sommes les deux seuls à être tombés ici, du moins je crois, les autres ont disparus avant nous” - “Tombés? Mais d’où?” - “Tu ne te souviens vraiment de rien?” m’as tu demandé l’air contrarié.. - J’eu très mal au ventre soudain, le vertige, je cessais de sentir mes jambes, et m’ensablais lourdement -“Non!” - “Où est ton sac?” - “Je ne sais pas” - Mon coeur se tordi violemment sous l’effet de ta question.. - “Dans ces conditions, tu n’as plus qu’à trouver une source d’eau potable, et de quoi te nourrir… je n’ai de ration que pour une personne. Tâche de retrouver les règles” - Tu prononças ces derniers mots comme s’il s’était agit d’une mission de routine, tu fermas ton sac, te dressas de toute ta hauteur, et t’éloignas, me laissant plantée-là. J’ai alors juste pensé: “je n’aurai pas imaginé te voyant agenouillé, que tu étais si grand” 
Thibault Franc "Le saut de la banane 2" (167x164) (1) ©FloH Volée de bois vert 2

Une fois l’éblouissement passé, l’hébétude en cours de digestion, je t’ai aperçu.. J’étais interloquée, désorientée.. néanmoins, c’était comme une suite logique au: “je rêve, je vais me réveiller” Mais le cauchemar s’étalait là. En décidant d’avancer vers toi, je me suis rendue compte que mon pied gauche brûlait plus que le droit: Je n’avais plus qu’une chaussure. -“On est où ici? j’ai eu si peur d’être seule, que s’est il passé?” - “A quelle question dois-je répondre en premier?” - Je restais bouche ouverte, et toi, pendant ce temps, tu rassemblais tes affaires, comme on inventorie un kit de survie. - “Nous sommes les deux seuls à être tombés ici, du moins je crois, les autres ont disparus avant nous” - “Tombés? Mais d’où?” - “Tu ne te souviens vraiment de rien?” m’as tu demandé l’air contrarié.. - J’eu très mal au ventre soudain, le vertige, je cessais de sentir mes jambes, et m’ensablais lourdement -“Non!” - “Où est ton sac?” - “Je ne sais pas” - Mon coeur se tordi violemment sous l’effet de ta question.. - “Dans ces conditions, tu n’as plus qu’à trouver une source d’eau potable, et de quoi te nourrir… je n’ai de ration que pour une personne. Tâche de retrouver les règles” - Tu prononças ces derniers mots comme s’il s’était agit d’une mission de routine, tu fermas ton sac, te dressas de toute ta hauteur, et t’éloignas, me laissant plantée-là. J’ai alors juste pensé: “je n’aurai pas imaginé te voyant agenouillé, que tu étais si grand” 

Thibault Franc "Le saut de la banane 2" (167x164) (1) ©FloH Volée de bois vert 2

Notes

  1. wingsofflo posted this