Alessandro Ceresoli - “Ritorno al Futuro”
Ritorno al Futuro est le fruit d’un long séjour à Asmara en Erythrée qui a donné à Alessandro Ceresoli, l’occasion de vivre l’expérience en profondeur et d’entrer en contact avec l’histoire de ce pays .
Cette série de peintures singulières, -sombres surfaces, camaïeux de rouges de violets et de bruns, traversés d’éclairs de lumière, comme tombereau de terre et soleil..- est née de la volonté de maintenir une dimension d’inachèvement. Au-delà de l’imaginaire de l’artiste, doublées, d’une part textuelle, ces images veulent incarner la substance de l’histoire de l’Erythrée lorsqu’elle était une colonie italienne. 
Elles sont extrêmement sombres au point qu’on doive accommoder d’abord pour en distinguer le contenu, elles sont par là-même, comme des puis de chaleur dans lesquels on plonge comme on plongerait en soi à la source de ses souvenirs, en quête de ces images enfouies qu’il nous plait de retrouver parfois. Engluées, embourbées enterrées, traversées de fulgurances qui maintiennent le lien entre le rêve et le réel.
J’ai immédiatement songé aux Nabis, dans cette façon d’appliquer les couleurs, de les synthétiser, de cerner les surfaces, simplifier les formes. Serrusier, Gauguin, Maurice Denis… Ces échos de couleur, à la fois lumineux profonds et sourds.

Alessandro Ceresoli - “Ritorno al Futuro”

Ritorno al Futuro est le fruit d’un long séjour à Asmara en Erythrée qui a donné à Alessandro Ceresoli, l’occasion de vivre l’expérience en profondeur et d’entrer en contact avec l’histoire de ce pays .

Cette série de peintures singulières, -sombres surfaces, camaïeux de rouges de violets et de bruns, traversés d’éclairs de lumière, comme tombereau de terre et soleil..- est née de la volonté de maintenir une dimension d’inachèvement. Au-delà de l’imaginaire de l’artiste, doublées, d’une part textuelle, ces images veulent incarner la substance de l’histoire de l’Erythrée lorsqu’elle était une colonie italienne.

Elles sont extrêmement sombres au point qu’on doive accommoder d’abord pour en distinguer le contenu, elles sont par là-même, comme des puis de chaleur dans lesquels on plonge comme on plongerait en soi à la source de ses souvenirs, en quête de ces images enfouies qu’il nous plait de retrouver parfois. Engluées, embourbées enterrées, traversées de fulgurances qui maintiennent le lien entre le rêve et le réel.

J’ai immédiatement songé aux Nabis, dans cette façon d’appliquer les couleurs, de les synthétiser, de cerner les surfaces, simplifier les formes. Serrusier, Gauguin, Maurice Denis… Ces échos de couleur, à la fois lumineux profonds et sourds.

Notes

  1. wingsofflo posted this