Il regarde ces couleurs liquoreuses, se répandre sous son geste, suivant les fils des corps propagés en envie de l’eau de l’un, vers vers l’eau-de-vie de l’autre, leurs songes rencontrés, leur masse de chair en encre traduite, ivre alcoolisée, troubles de papier imprégné, l’amant étalé en surface rapide, ses désirs qui fusent l’un en l’autre en fougères fractales, ces outrages contrastés, de ceux qu’il fait à la page comme on les souhaiterait sentir en soi. Surfaces et formes créant les espaces entre elles, à en oublier le trait d’esprit qui y présidait, comme cette division cellulaire qui aurait pris un tour chaotique, mais poétique aléatoire, mais sensuel et  facétieux, ayant pour logique ce rayonnement interne quand il s’extériorise, qui trace manifestation d’esprit, éloge de perception, ce témoignage pour demain quand tu auras changé de parcelle, un peu, juste un peu. Alors l’enrichir à nouveau, et fonder mémoire. -"Raconte mes explosions de peines englouties dans mes éclats de joie"-. Et le pinceau va et vient, -pendant que le crayon dans cette commotion se contracte et s’arrête, soudain galvaudé-, et conçoit ces oscillations ciselées entre rêves entraperçus, ces songes anciens surgissant dans l’aujourd’hui, toujours collés à l’arrière de ta pupille filtrant ton jour, déformant reformulant ta raison. "Ne les biffe, ne les éclipse! Dis-les. Traces ces territoires tiens. Et t’en éloigne, ou les courtise autrement sans alarme ou défiance, car maintenant que tu les vois, tu sais qu’en leur donnant ces tournures et essences tu les as domptés". "Les tiens à distance? ..les chéris, les façonne, les modèle, les ajuste encore, encore, et raconte la joie d’avoir joué le devin et d’avoir vu si juste, créé ces instants valeureux, fantasques et debout-s de vie qui pulse. ©FloH
Miguel Sancho - Untitled’s, 2008 - Watercolor and pencil on paper - 75 x 56 cm

Il regarde ces couleurs liquoreuses, se répandre sous son geste, suivant les fils des corps propagés en envie de l’eau de l’un, vers vers l’eau-de-vie de l’autre, leurs songes rencontrés, leur masse de chair en encre traduite, ivre alcoolisée, troubles de papier imprégné, l’amant étalé en surface rapide, ses désirs qui fusent l’un en l’autre en fougères fractales, ces outrages contrastés, de ceux qu’il fait à la page comme on les souhaiterait sentir en soi. Surfaces et formes créant les espaces entre elles, à en oublier le trait d’esprit qui y présidait, comme cette division cellulaire qui aurait pris un tour chaotique, mais poétique aléatoire, mais sensuel et  facétieux, ayant pour logique ce rayonnement interne quand il s’extériorise, qui trace manifestation d’esprit, éloge de perception, ce témoignage pour demain quand tu auras changé de parcelle, un peu, juste un peu. Alors l’enrichir à nouveau, et fonder mémoire. -"Raconte mes explosions de peines englouties dans mes éclats de joie"-. Et le pinceau va et vient, -pendant que le crayon dans cette commotion se contracte et s’arrête, soudain galvaudé-, et conçoit ces oscillations ciselées entre rêves entraperçus, ces songes anciens surgissant dans l’aujourd’hui, toujours collés à l’arrière de ta pupille filtrant ton jour, déformant reformulant ta raison. "Ne les biffe, ne les éclipse! Dis-les. Traces ces territoires tiens. Et t’en éloigne, ou les courtise autrement sans alarme ou défiance, car maintenant que tu les vois, tu sais qu’en leur donnant ces tournures et essences tu les as domptés". "Les tiens à distance? ..les chéris, les façonne, les modèle, les ajuste encore, encore, et raconte la joie d’avoir joué le devin et d’avoir vu si juste, créé ces instants valeureux, fantasques et debout-s de vie qui pulse. ©FloH

Miguel Sancho - Untitled’s, 2008 - Watercolor and pencil on paper - 75 x 56 cm

Notes

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